Les noll ont deux ailes

Canada – Québec – Kanatha-Aki

Ce n’est pas la première fois que nous faisons du chien de traineau, mais c’est la première fois que nous partons pour une expédition sur une journée entière. On vous raconte cette fabuleuse expérience.

Nous avons choisi Kanatha-Aki que nous vous recommandons.

Nous avons découvert ce centre parce qu’il est situé à Val des Lacs tout comme le terrain que nous venons d’acquérir. Autant vous dire que nous avons bien l’intention d’y revenir.

France et Stéphane nous souhaite la bienvenue à Kanatha-Aki, philosophie amérindienne signifiant « gardien de la terre sans frontière » en Algonquin.

Voici le film que nous avons reçu lors de notre inscription pour nous mettre l’eau à la bouche.

Après un petit souci mécanique dû au froid extrême au réveil ce matin (-33 degré), nous arrivons un petit peu en retard mais super motivés. On découvre le chenil de près de 80 chiens.

Nous réglons les formalités administratives et rejoignons Sami et Eloi, qui ont commencé à préparer nos chiens en nous attendant. On fait connaissance avec nos compagnons d’une journée.

A notre tour de compléter l’attelage.

et d’ installer les harnais qui forment un x sur le dos de nos beaux chiens

Certains ont même le droit à des petites chaussettes pour les pates fragiles.

On forme les équipages, on écoute attentivement les consignes de sécurité et on attend le départ.

Et c’est parti pour des heures de plaisir en pleine foret enneigée au rythme des chiens.

C’est le musher qui définit la composition de son attelage. Les positions des chiens dans un attelage ne sont pas laissées au hasard.

Il y a jusqu’à quatre positions dans un attelage. Tous les chiens peuvent être attelés seul ou en tandem, selon la taille de l’attelage et le choix du musher, mais la plupart du temps c’est en tandem.

1. Les « leaders »

Ce sont les chiens de tête. Le musher choisit les chiens les plus rapides, intelligents et obéissants, car ce sont eux qui répondent directement aux ordres. On estime qu’ils retiennent environ 50 mots. On peut trouver à ce poste des mâles comme des femelles, mais ces dernières sont majoritaires.

Contrairement à ce l’on pourrait penser, ce n’est pas forcément le chien dominant de la meute qui est leader. Un chien est leader parce qu’il a les qualités que nécessitent ce rôle (obéissance, vitesse, intelligence), et non parce qu’il domine la meute. De fait, le seul dominant de l’attelage, c’est le musher, qui doit être obéi au doigt et à l’œil pour que l’ensemble fonctionne.

2. Les « swing dogs »

Ils sont derrière les chiens de tête, donnent le rythme et secondent les leaders pour diriger l’attelage dans les courbes, les virages, et pour les changements de direction. Ils assument également leur rôle en cas de défaillance ou de doute.

3. Les « team dogs »

C’est le gros de la troupe, qui se trouve au centre de l’attelage. Ce sont les « moteurs » du traîneau, et c’est là que l’on place les jeunes chiens, de manière à ce qu’ils apprennent le métier aux côtés des plus expérimentés.

4. Les « wheel dogs »

Ils sont en dernière position, c’est-à-dire juste devant le traîneau. Ce sont les chiens les plus grands et les plus forts de l’attelage (en principe des mâles), car ce sont eux qui « arrachent » le traîneau.

En plus des qualités physiques et mentales des chiens, leur complicité entre en ligne de compte : on évite de mettre en tandem deux chiens qui ne s’aiment pas, mais on associe volontiers deux individus qui s’apprécient.

C’est dès son plus jeune âge qu’il apprend progressivement les ordres verbaux du musher. Il n’y a pas de codification internationale, mais les plus usités sont : 

  • « Marche », « Allons-y », « Très bien » pour avancer ;
  • « Facile » pour ralentir ;
  • « Gee » pour tourner à droite et « Haw » pour tourner à gauche ;
  • « Come gee », « Come haw » pour tourner à 180° à droite ou à gauche ;
  • « Straight on » pour aller tout droit ;
  • « Whoa » pour s’arrêter.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire son apparence, le loup ne fait pas partie des ancêtres les plus proches du Husky.  Comme le Malamute d’Alaska et le Samoyède, il descend en fait du tout premier chien de traineau, le Qimmiq.

Son nom vient du mot « Chukchi », qui veut dire « Tchouktche ». Le Husky Sibérien était utilisé par les Tchouktches comme chien de travail pour tirer des traîneaux sur de grandes distances, ce qui permettait de gagner beaucoup de temps et d’énergie. 

Les husky possède une membrane nictitante. C’ est une paupière supplémentaire transparente et translucide qui recouvre l’œil afin de le protéger et l’humidifier tout en permettant une certaine visibilité. Elle joue le rôle d’un masque de ski pour le chien lancé à grande vitesse par grand froid

Quand la course dure plus de deux heures, comme aujourd’hui pour nos chiens, un petit en-cas à mi journée s’impose.

Au menu pour les chiens, un bloc de poulet gelé servis par nous-même.

Nous aussi sommes invités à prendre une pause.

Oh mais c’est bien sympathique comme accueil!

Au menu, nous dégustons soupe au pois, truite en papillote cuite sur le poêle par notre musher

que l’on peut pécher soi-même sur le site dans les forfaits pèche.

et tarte au sucre en dessert. HHm un vrai régal!

Et une belle ambiance.

Surtout que la journée n’est pas terminée, il nous reste une séance de hors-piste bien sportive avec un record de lâcher de botes battues par Cécile au grand désespoir de son musher!

Mais au fait savez-vous d’où vient le mot « musher »? Il viendrait des Français immigrés au Canada au 18ème siècle : le terme « marche », utilisé pour donner aux chiens l’ordre d’avancer, aurait été anglicisé par les conducteurs de traîneaux canadiens anglophones en « mush ». De fil en aiguille, le terme désignant les conducteurs serait devenu celui de « musher ».

Selon les races et les individus, les chiens de traîneau commencent généralement la compétition entre 18 mois et 2 ans, et courent jusqu’à 10-12 ans. Ils atteignent leur plénitude entre 3 et 6 ans. Il est possible d’adopter des chiens à la retraite. Condition sine qua none, avoir un grand terrain et être un sportif prêt a faire courir le chien quasiment tous les jours.

Nous avons un autre privilège unique, celui de faire la rencontre du plus grand mammifère terrestre Nord-Américain : le bison des bois «Athabascae».

Il s’agit de la première et la seule réserve de bisons des bois au Québec dont le but est de protéger l’espèce qui est actuellement menacée d’extinction.

Après une journée d’expédition, Sami et Eloi nous dépose au départ du sentier qui nous mène à notre gite.

Que de surprises à l’arrivée au gite…

nous avons une vue superbe sur les montagnes environnantes

Et quand nous rentrons dedans, la table est mise!

De quoi reprendre des forces avec une succulente fondue savoyarde!

Après une nuit à recharger le poêle toutes les heures à tour de rôle,

il est temps d’appeler un taxi pour rentrer.

Ah non, le taxi n’est pas dans le forfait!

Raquettes aux pieds, nous descendons au pays de Narnia!

Rejoindre nos voitures.

Mais honnêtement, heureusement qu’il n’y avait pas de taxi!

C’est superbe!

Quel beau week-end! On reviendra!

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