Les noll ont deux ailes

Laos – Jour 16 – les temples de Luang Pabrang

Pour ce Jour 16, nous visitons les temples de LUANG PRABANG.

La religion est omniprésente au Laos et en particulier à Luang Pabrang.

Dans cette ville qui contenaient 62 temples dont un grand nombre ont été pillées pour leurs trésors par les pirates chinois descendus par le Mekong, il reste aujourd’hui 37 temples.Nos guides successifs nous instruisent sur le Bouddhisme pratiqué par 67% de la population du Laos. A Luang Pabrang, c’est la gentille Sone qui est notre instructrice.

Sone vit à Luang Pabrang dans la maison de son enfance avec ses parents, son mari et ses enfants.

Voici ses coordonnées si vous voulez la contacter.

Le bouddhisme est composé de nombreuses branches et écoles différentes. Ainsi, la pensée initiée par le Bouddha historique Siddhartha Gautama n’est pas restée une philosophie figée dans le temps mais a plutôt fonctionné dans un processus évolutif, se modifiant progressivement lors de son expansion géographique et de sa rencontre avec les traditions locales.

Airavata, éléphant blanc qui porte le dieu Indra, représenté avec trois, voire 33 têtes. Il figurait sur les armoiries du Protectorat français du Laos (1893-1954) et du Royaume du Laos (1946-1975).

A l’heure actuelle on peut distinguer trois courants majeurs dans le bouddhisme qui sont par ordre d’apparition :

  • le hīnayāna, terme sanskrit traduit par « Petit Véhicule », le plus proche du bouddhisme ancien, pratiquée dans les pays d’Asie du Sud-Est (Birmanie, Thailande, Cambodge, Laos et Sri lanka.
  • le mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » qui apparaît vers le début de notre ère dans le Nord de l’Inde d’où il se répand rapidement en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Asie de l’Est. Des moines itinérants chinois l’exportent avec l’écriture et la culture chinoise, d’abord en Corée en 372, puis au Japon à partir du ve siècle. À chaque étape de sa diffusion, cette branche fut influencée par les croyances locales, ce qui a généré un grand nombre d’écoles différentes. Ce nouveau bouddhisme ne s’appuie pas seulement sur les écrits anciens, mais aussi sur des textes postérieurs comme le Sūtra du Cœur ou encore le Sūtra du Lotus. Certains de ces textes sont considérés par les croyants comme émanant du bouddha lui-même mais qui auraient été « cachés » car jugés trop difficiles pour les gens de l’époque et devant être révélés plus tard. Il est pratiqué au Sud du Vietnam.
  • le vajrayāna, terme sanskrit signifiant « voie du Diamant ». Il est apparu au ive siècle dans le nord-Est de l’Inde en parallèle avec l’hindouisme tantrique par lequel il a été grandement influencé. Il est surtout pratiqué de nos jours dans la région himalayenne (nord de l’Inde, Tibet, Népal, Sikkim, Bhoutan), en Mongolie et dans le Nord et l’Ouest de la Chine ainsi qu’au Japon. Il reste très proche du bouddhisme mahāyāna dont il est issu.

Nous démarrons la visite des temples de Luang Pabrang par le Wat Mai.

Construit entre le XVIIIe et le XIXe siècle, ce beau temple, était celui de l’ancien patriarche suprême.

Sur la façade, la 8 eme vie de Bouddha est illustrée par de magnifiques sculptures en boisque Sone nous explique en détail.

Visite du stupa de Wat Visoun:
Il est le plus vieux sanctuaire de la ville. Construit d’une façon unique au XVIe siècle il fut rénové en 1898. Il possède de nombreuses statues et stèles anciennes.

Bouddha appel de la pluie

Nous poursuivons avec la visite du temple de Wat Aham
Il fut la résidence du patriarche suprême du bouddhisme laotien. A l’intérieur, on peut observer des peintures murales magnifiques, illustrant l’histoire du bouddhisme. On y trouve entre autres une illustration des 7 bouddhas de la semaine.

Dimanche : Bouddha qui observe – Lundi: B. de la paix – Mardi: B. couché – Mercredi : B. offrandes – Jeudi : B en méditation – Vendredi: B en contemplation – Samedi : Méditation profonde protégée par les 7 têtes de Nagas

Le temple suivant, le Wat Xiengthong est de toute beauté. Son architecture est classique du Laos avec ses toitures imbriquées.

Le Vat Xieng Thong est fondé en 1560 par le roi Setthathirat du Lan Xang, il est généralement considéré comme le plus élégant du pays.

Il est le centre d’un petit ensemble de bâtiments religieux, comprenant notamment un pavillon pour le char funéraire des anciens rois du Laos. 

Lorsque Luang Prabang fut pillé en 1887, le Vat Xieng Thong fut l’un des seuls temples épargnés, soit disant parce que leur chef y avait été bonze dans sa jeunesse.

Sur les bâtiments alentours, on trouve de magnifiques mosaïques.

et une tête d’éléphant blanc, le symbole de Luang Pabrag.

L’éléphant blanc est un présage de paix, de prospérité en plus d’être le symbole royal.

Nous visitons ensuite le plus vieux temple : Le Wat Sene

Vat Sene Souk Haram ou littéralement « Temple aux 100 000 trésors » est un des plus beaux temples de Luang Prabang. Construit en 1718 par le roi Kitsarath avec 100 000 pierres venus du Mékong, le temple est constitué d’un vihan, d’un that, plusieurs koutis, d’un abri à pirogues dans lequel repose une très belle pirogue de course. Au mois d’octobre, des concours de pirogues de plus de 50 rameurs sont organisés à Luang Pabrang.

Visite du Musée du Palais Royal (fermé le mardi).

  • L’ancien Palais royale et musée :
    Comme dans beaucoup de temple, mais encore plus ici, la tenue correct est exigée, pantalons et bras couvert, sacs et appareil photo interdite dans l’enceinte. C’est l’endroit où se trouve l’ancienne relique le bouddha d’Or, elle pèse 50kg et mesure 83cm de hauteur. La visite se compose en plusieurs salles : la salle du Protocole, la salle de réception du roi et le couloir des tambours de bronze, la salle du trône, la salle de la bibliothèque du roi et la chambre à coucher de la reine, la salle des instruments de musique, la salle à manger, la salle de réception de la reine, la salle de réception du secrétaire du roi, un parc et des bâtiments renferment les automobiles de l’ancien roi.

Pour les Laotiens, l’ancien palais royal est moins important que la précieuse relique qui s’y trouve, le Bouddha d’or, sous la protection duquel le Laos est encore aujourd’hui officiellement placé. La statue, visible à travers une grille, pèse 50 kg et mesure 83 cm de hauteur. Au fil des salles du palais, on admire des superbes peintures de style Art déco, de vénérables fresques en verre coloré.

Après le déjeuner,

Nouvelle découverte culinaire: de la viande emprisonnée dans un genre de bambou!

nous faisons une petite grimpette au sommet du Mont Phousi pour la visite du stupa sacré et doré, et la vue panoramique sur la ville, le Mékong et la rivière Nam Kahn.

Il parait que le coucher du soleil depuis le Mont Phousi est un incontournable que nous  contournons.

Nous visitons pour terminer le Centre d’ethnologie du Laos.

Le Centre des Arts Traditionnels et d’Ethnologie est un musée dédié aux différentes cultures ethniques du Laos.

Minorités Akha, Hmong, Yao, Lanten, Tai Dam et Khmu.

Le centre expose des costumes traditionnels, des objets ménagers, des artéfacts religieux et de l’artisanat avec des informations en anglais et laotien. L’objectif est d’aider les populations locales et de permettre aux visiteurs d’en apprendre d’avantage sur les us et coutumes locaux.

Le musée propose des visites guidées, et la boutique vous permet d’acheter des pièces en provenance directe des ateliers de travail des communautés locales à un prix équitable. Sirotez un café ou prenez un sandwich au Patio Café.

Entre deux visites de temple, Sone nous fait passer dans le marché de jour. Nous retrouvons les fruits et légumes locaux avec lesquels nous devenons progressivement familiers.

Nous faisons encore de nouvelles découvertes toujours plus étonnantes!

Oeufs macérés dans l’urine de cheval pour améliorer la fertilité des futurs papas.

Coine de boeuf à faire frire.

Nous ne mangerons ni l’un ni l’autre au souper que nous prenons sur le marché de nuit! Ambiance assurée!

Nuit à la Villa Chitdara à Luang Prabang.

A bientôt.

 

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