Les noll ont deux ailes

Australie – Tasmanie – 4 jours dans les environs de Hobart

Il faut compter une heure en avion pour arriver à Hobart depuis Melbourne ou une nuit en bateau.

Nous rejoignons les digital Nomads à leur backpaker’s hostel.

Ils vadrouillent en Tasmanie depuis deux semaines. Nous logerons trois nuits dans un splendide Cottage.

que nous vous recommandons.

D’un charmant style ancien,

Un peu de confort pour les digital nomads fera du bien.

Aujourd’hui, le temps s’ annonce mitigé.

Ne prenons pas de risque, allons visiter le MONA. C’est un MUST DO parait-il. Ne vous attendez pas à trouver un musée traditionnel, nous a t’on dit… effectivement …

Ici tout est différent de tout autre musée, de part son architecture, extérieure

et intérieure.

de part les œuvres exposées qui peuvent être humaines, …

Qui aurait pu imaginer entrer dans un musée en traversant un court de tennis?

Comment imaginer que derrière ce renfoncement d’autres visiteurs vous entendent et vous parlent depuis un sous-sol? Ce sera votre tour pendant la visite, si vous vous inscrivez dans la file.

Avez-vous déjà vu une machine à caca?

Elle est nourrie tous les jours.

Ou un distributeur de mot en gouttelettes d’eau?

Savez-vous comment transcrire l’invisible (le vent) en visible (une oeuvre d’art)?

On vous laisse deviner ….

Comptez 4 à 5 heures si vous voulez vraiment profiter du musée et prendre le temps de lire pour comprendre ce que vous ne comprendrez pas du premier coup d’œil, comme ces fleurs qui n’en sont pas!

Définitivement, ne manquez pas ce musée très spécial.

Pour notre deuxième journée, nous décidons de grimper au Mont Wellington ici…

Si nous y parvenons, nous aurons des fraises comme récompense,

fraîchement cueillies ce matin au détour d’un chemin non loin de notre cottage.

En direction de Wellington Park, nous nous arrêtons au parking The Springs.

Des cartes vous expliquent les différents sentiers possible, leur durée et leur difficulté.

Nous retenons The Pinnacle qui fait partie des 60 plus beaux sentiers de Tasmanie. S’il nous reste de l’énergie, nous monterons peut-être ensuite au sommet par The Zig Zag Track quand nous reviendrons à la bifurcation des deux sentiers.

Le démarrage se fait en douceur sur un sentier très praticable et magnifique dans une foret d’eucalyptus. Le parfum nous boost.

Nous devinons une vue splendide sur Hobart et ses environs.

La végétation est inconnue et magnifique.

On peut trouver plus de 500 espèces natives dont 80 espèces endémiques dans le parc qui représentent 30% de la flore endémiques de Tasmanie.

Nous marchons au son des chants d’oiseaux. Par contre, ce n’est pas facile de les apercevoir.

De temps en temps, nous apercevons le Mont Wellington sur les hauteurs.

N’attendez pas la fin du sentier pour la pause casse-croûte. Située en bord de route, elle est décevante et sans intérêt. Préférez plutôt une des zones éboulis

où la vue est à couper le souffle.

Toute cette beauté nous garde en forme … et nous décidons de grimper jusqu’au sommet par le Zig Zag Track.

… allez courage, on y est presque … çà vaut vraiment la peine!

Au sommet, nous retrouvons la foule de touristes après quatre de marche dans le calme.

A 1270 mètre, il reste de la neige de cet hiver.

Mais surtout, un gentil compagnon nous y attend …

Pour notre plus grand bonheur!

Après un petit Pekin Express pour se faire ramener à la voiture dans un bus de touristes américains, nous pouvons déguster nos fraises en admirant la vue extraordinaire. Que du bonheur!

Jamais deux sans trois, nous nous offrons une troisième récompense bien méritée. Devinez laquelle?

Le domaine de Cascade était à l’origine une scierie, gérée par un partenariat appelé Macintosh and Degraves Sawmills. Les moulins ont commencé à fonctionner en 1825 et la brasserie a été fondée à côté du Hobart Rivulet en 1832 par Hugh Macintosh (1776-1834) avec ses neveux Henry et Charles Degraves, alors que Peter Degraves était condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement à la prison de Hobart.

Besoin d’un autre indice …

Jusqu’en 2011, l’histoire conventionnelle de Cascade Brewery affirmait que la brasserie et les autres entreprises de Cascade avaient été fondées par Peter Degraves. Cependant, les recherches de l’historien Greg Jefferys pour sa thèse de maîtrise ont montré que le major Hugh Macintosh était le principal partenaire de la Cascade Mills and Brewery et que Degraves avait falsifié l’histoire de la brasserie après la mort de Macintosh en 1834 

Macintosh était un officier à la retraite de la Compagnie des Indes orientales qui avait émigré d’ Angleterre à bord de son navire Hope en 1824 avec son beau-frère Peter Degraves (1778–1852). Degraves était un failli non libéré et un voleur reconnu coupable. En 1826, Degraves fut inculpé pour des dettes contractées en Angleterre. Il fut placé en détention jusqu’en 1832. Suite à l’arrestation de Degraves, Macintosh dissocia la société de personnes, paya toutes les dettes en suspens et reprit l’exploitation des scieries avec ses deux neveux et l’expansion de son entreprise agricole près de New Norfolk. 

Après sa libération en 1832, Peter Degraves prit en charge l’exploitation et l’agrandissement de la brasserie sur la propriété appartenant à Macintosh et à lui-même. Macintosh a déménagé dans sa ferme sur les rives de la rivière Derwent, où il a poursuivi ses affaires en viticulture et en moutons mérinos.

Cascade est unique parmi les brasseries australiennes et rare parmi les brasseries du monde en ce sens qu’elle exploite ses propres malts, produisant du malt pour ses bières traditionnelles (notamment la Premium Lager et la Pale Ale) à partir d’orge produite localement. Les malts de spécialité pour les bières noires et la gamme saisonnière sont importés d’Australie continentale et d’outre-mer. 

Nous vous conseillons cette visite passionnante!

Pour la troisieme journée, nous quittons le joli village de Richmond

et ses habitants

Ne soyez pas tristes les amis, nous reviendrons!

et prenons la direction de la péninsule de Tasman.

Buissons ou moutons?

Moutons et buissons!

Nous nous arrêtons souvent pour admirer les paysages sublimes.

Nous bifurquons par Pirates Bay lockout …

Juste, waou!

Ne manquez pas non loin de là, un phénomène naturel incroyable.

On peut descendre pour comprendre de plus près les pavés.

La nature fait des chefs d’œuvres!

Des coupes à 90 degré!

Poursuivons la route et pas des moindre!

Savez-vous que ce simple passage entre deux mers est chargé d’histoire? Il s’agit de Eaglehawk Neck, la Dog Lane dont nous vous parlerons plus loin dans cet article.

Nous arrivons à Blowhole.

Les points de vue sur la cote sont incroyablement beaux.

Mais il fait faim et ici les fish and ship sont succulents.

Il est même possible d’en trouver aux fruits de mer: calamar, moules et pétoncles. Un vrai régal!

En poursuivant, un peu plus loin, nous arrivons à Tasman Arch

Puis à Devils Kitchen

Nous ne pouvons pas faire la randonnée Waterfall Bay qui démarre d’ici.

Une prochaine fois! Il est déjà tard et non voulons aller jusqu’à Remarkable cave.

S’amuser avec la mer!

La quatrième journée est entièrement consacrée à Port Arthur. La ville doit son nom au lieutenant-général George Arthur, ancien gouverneur de l’État.

L’endroit fut d’abord le siège d’une exploitation forestière en 1830 puis à partir de 1833 jusque dans les années 1850, ce fut le célèbre centre pénitentiaire qui s’y installa.

On y envoyait les prisonniers les plus lourdement condamnés, ceux qui avaient été recondamnés après leur arrivée en Australie, les prisonniers difficiles des autres centres de détention.

La prison était sécurisée naturellement car la péninsule Tasman était entourée par des eaux infestées de requins

et n’était reliée à la Tasmanie que par l’isthme de « Eaglehawk Neck », un long passage de 30 m de large, entrecoupé de barrières, de contrôles de gardiens et de chiens de garde.

Les contacts entre les marins et les prisonniers étaient interdits et tous les navires qui arrivaient sur la presqu’île devaient déposer dans une consigne voiles et rames pour éviter un départ sans contrôle.

La prison fut fermée en 1877 et la région changea de nom (devint Carnavon), fut vendue en 1880 et des civils s’y installèrent. En 1895 et 1897 des incendies détruisirent les bâtiments pénitentiaires et une nouvelle ville fut construite.

Très rapidement le tourisme se développa et l’histoire de la prison attira tellement de touristes que la ville reprit son nom de Port Arthur en 1927, que les nouveaux bâtiments furent déplacés, que les anciens bâtiments furent dégagés de la végétation et restaurés, qu’un musée contenant les souvenirs, les écrits, les tenues, les outils des prisonniers a été ouvert.

Difficile de se mettre dans la peau du personnage qui vous est attribué à l’arrivée.

L’horreur est à son comble dans la prison du silence dont le seul objectif était de faire perdre la tête aux prisonniers en les enfermant dans leur propre tête.

Nous devons quitter ce triste passé pour rejoindre l’aéroport.

Notre avion ayant une heure de retard, nous avons le temps de faire un dernier jeu avec les digital nomads qui s’envolent pour l’Inde.

De notre coté, nous rejoignons Melbourne by night.

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